Calendrier judiciaire
les militants aux prises avec diverses formes de
matraquage judiciaire. (et parfois de matraquage tout court).
été 2010 .
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Table des matières:
Bulletin de la ligue des droits et libertés;
Bulletin Agir Express d'Amnistie Internationale;
Campagne de soutien aux réfugié-e-s Tamoul-e-s; Sondage des Apatrides anonymes pour déterminer l'organisation la plus raciste;
Mobilier urbain : Victoire juridique concenant l'affichage sauvage à Montréal;
Campaign for support of Tamil refugees;
Echec de la conciliation sur la plainte en déontologie policière du Centre social autogéré;
Formulaires officiels de plaintes de Justice Canada pour les arrestations à Toronto;
Bloc Technique;
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bulletin électronique de la Ligue des droits et libertés
Édition du vendredi 20 août 2010
Visitez le site de la Ligue :
http://liguedesdroits.ca
Au sommaire de ce numéro :
1. Les travailleurs et travailleuses des postes montent à bord :
Envoyez votre courrier à Gaza par le Bateau canadien pour Gaza !
2. Le Rwanda, pays des milles collines :
Une exposition présentée du 17 au 29 août 2010.
Bonne lecture et bon retour de vacances,
L'équipe de la Ligue des droits et libertés
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1. Les travailleurs et travailleuses des postes montent à bord :
Envoyez votre courrier à Gaza par le Bateau canadien pour Gaza !
Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des poste (STTP) a fait savoir
que l'interruption du service postal à Gaza est une autre mesure abusive prise
par Israël pour accroître la souffrance et les difficultés vécues par les citoyens
assiégés de ce territoire.
Le STTP a invité les Canadiens à envoyer leur courrier à destination de Gaza
via le Bateau canadien pour Gaza. L'équipe du Bateau canadien pour Gaza invite
donc la population à lui faire parvenir des cartes postales avec des messages
d'encouragement pour les Gazaouis; L'article 25 de la quatrième Convention de
Genève garantit le droit à la correspondance personnelle avec les membres
de leur famille sous occupation.
Faites passer le message, envoyez votre courrier à travers le Bateau canadien
pour Gaza !
Envoyez vos cartes postales à l'intention de la population de Gaza
à l'adresse suivante:
Bateau Canadien pour Gaza,
C.P. 92087, Portobello Brossard,
Québec, J4W 3K8
Plus d'infos :
Stéphan Corriveau 514 586-6810;
Ehab Lotayef 514.941.9792;
http://canadaboatgaza.org
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2. Le Rwanda, pays des milles collines :
Une exposition présentée du 17 au 29 août 2010.
L'association Amitiés Canada Rwanda, en partenariat avec la Ville de Montréal
et le Centre d'histoire de Montréal, présente une exposition dans le hall d'honneur
de l'hôtel de Ville de Montréal sur le Rwanda et les Rwandais établis au Québec.
Intitulé Rwanda, pays des mille collines, l'événement veut contribuer à redonner
une image positive du Rwanda dans l'opinion publique québécoise en vue de
renforcer les capacités d'intégration des immigrants d'origine rwandaise et
de construire l'identité des jeunes.
S'inscrivant dans une démarche de valorisation de la culture africaine et de son apport
à la société québécoise, l'exposition présente des photographies et des artefacts
illustrant le patrimoine naturel et culturel du Rwanda.
Ainsi, au menu :
les repères historiques, la beauté des paysages et les aspects culturels du Rwanda;
la communauté rwandaise établie au Québec et ses apports à la société et les
multiples ponts de solidarité construits entre le Québec et le Rwanda depuis plus
de cinquante ans.
Des livres, des films et des ressources électroniques sont également proposés
aux visiteurs curieux d'en savoir plus sur le Rwanda et son peuple.
Plus d'informations :
Amitiés Canada-Rwanda
info@amities-cr.org
http://amities-cr.org
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L'équipe de la Ligue des droits et libertés
Pour faire un don en ligne à la Ligue :
http://liguedesdroits.ca/faites-un-don.html
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agir Express du 27 aout 2010
Amnistie internationale <agirexpress@amnistie.ca>
Bonne rentrée!
Édition du 27 août 2010 - Volume 8, numéro 8
ANNE STE-MARIE,
Responsable des communications
BONNE RENTRÉE !
En vous abonnant au magazine Agir (8$ par année/4 Nos),
vous aurez un tour d'horizon complet des actions et des succès d'Amnistie
ici et ailleurs. En offrant un abonnement, offrez autour de vous un outil pou
mieux comprendre notre monde.
Pour vous abonner,
téléphoner au 1.800.565.9766
CANADA-USA
Le procès Khadr encore reporté Obama et Harper doivent travailler ensemble
pour rapatrier le canadien Omar Khadr qui est détenu à Guantanamo depuis 8 ans.
Signez la pétition
IRAN :
Risque de lapidation Malgré la procédure de "Réexamen" de la condamnation à mort
par lapidation de Sakineh Mohammadi Ashtiani, celle-ci est toujours condamnée
à être lapidée!
Emvoyez une lettre
Concours littéraire de Livres comme l'air Amnistie et l'Association pour la création
littéraire chez les jeunes (ACLJ) invitent les moins de 18 ans à démontrer leur intérêt
pour la liberté d’expression par le biais de la création littéraire et artistique.
Pour plus de détails
Grand rassemblement national à Rimouski
Vous cherchez un moyen de transport pour vous rendre au grand rassemblement ?
Amnistie internationale a réservé un autocar. Nous avons 28 places
(45$ par personne aller et retour) départ de montréal le 16 octobre en matinée
et retour le 17 en début de soirée.
Pour réservation :
Marie Côté au (514) 766-9766 poste 234.
mcote@amnistie.ca
D'autres activités en visitant notre calendrier
calendrier
SRI LANKA-CANADA :
Bateau, Tamouls et réfugiés Qu’ils arrivent par avion, à pied ou par bateau, ceux et celles
qui fuient des violations à leurs droits humains ont droit à une audience individuelle
où ils peuvent présenter les raisons de leur fuite – droit récemment réaffirmé par le
Parlement canadien.
En savoir plus
FRANCE:
La France doit mettre un terme à la stigmatisation des Roms et des gens du
voyage L'organisation s'inquiète de ce que certains Roms sont renvoyés dans leurs
pays d'origine sur fond de déclarations du gouvernement français laissant à penser
qu'il existe un lien entre les Roms et la criminalité.
INDE :
Mine de bauxite de Vedanta, une victoire historique La décision du gouvernement indien,
le 24 août 2010, de refuser le projet de mine de bauxite dans les collines de Niyamgiri,
dans l’État d'Orissa, est une victoire historique pour les droits humains des
peuples autochtones.
ETATS-UNIS :
Un juge fédéral suspend une exécution En Oklahoma, Jeffrey Matthew
a bénéficié d’un sursis de 60 jours prononcé par un juge fédéral le 17 août,
quelques heures avant le moment où il devait être exécuté.
C'est la troisième fois en trois mois que son exécution est suspendue.
Autres bonnes nouvelles
Appel aux dons
"Aux participants à la campagne Mobilisez votre monde qui ont toujours une
trousse jaune à la maison, un rappel amical pour vous dire qu'Amnistie
compte sur vous
Mille mercis de nous aider pour nos campagnes d'automne !"
Mobilisez votre monde
LA BOUTIQUE AI
Procurez-vous la nouvelle bouteille d'eau aux couleurs d'AI. Sans BPA
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© 2009 Amnistie internationale Canada Francophone
6250, boul. Monk,
Montréal (Qc) H4E 3H7
Téléphone : 514.766.9766
Sans frais 1.800.565.9766
http://amnistie.ca
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pour appuyer les réfugié-e-s tamoul-e-s
1) Participez aux actions ou organisez une action dans votre communauté - voir
http://noii-van.resist.ca/
pour plus d'information (en anglais)).
Tout geste de soutien (que ce soit une délégation dans un bureau de ministre,
du théâtre de rue, de la distribution de tracts, un événement communautaire, etc.)
aide à bâtir ce mouvement. C'est un enjeu qui ne concerne pas seulement la communautés
tamoul-es ou les luttes immigrantes. Le discours raciste grandissant nous concerne toutes
et tous.
Pensez à des manières créatives de combattre ce climat xénophobe (pique-nique
communautaire, bannière dans un lieu public, affichage, atelier, conférence,
zines anti-racistes, actions devant les prisons, etc.).
2) Participez à la campagne de lettres, fax et courriels au gouvernement et aux député-es.
Affirmez votre appui à la cause des réfugié-es et réitérez que ces personnes doivent
avoir le droit de rester au Canada. Dénoncez les mensonges racistes et sans fondement
circulés par le gouvernement.
Jason Kenney, Ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration
Tél.: 613-992-2235 ou 403-225-3480.
Fax 403-225-3504 ou 613-992-1920.
Courriel : Minister@cic.gc.ca
et kennej@parl.gc.ca
Vic Toews, Ministre de la Sécurité publique
Tél.: : (204) 326-9889 ou (204)345-9762 ou (613) 992-3128.
Fax: (204) 346-9874 ou (204) 345-9768 ou (613) 995-1049.
Courriel: toewsv1@mts.net
et Toews.V@parl.gc.ca
Pour savoir quel est votre député-e et pour obtenir ses coordonnées:
bottin des députés
bottin des deputes
3) Prenez quelques minutes pour écrire des lettres d'opinions.
Cela fait une grande différence dans le discours public.
Réitérez votre appui aux migrant-es et condamnez le journalisme
irresponsable qui colporte des mensonges et qui donne une plateform
à des suprémacistes blancs.
Les lettres d'opinions devraient être courtes (moins de 100 mots)
et devraient inclure votre nom, votre adresse postale et votre numéro de téléphone.
Précisez qu'il s'agit d'une lettre d'opinion dans la ligne d'objet
et rédigez la lettre dans le corps du courriel (plutôt qu'en pièce jointe).
Globe and Mail:
letters@globeandmail.com
Montreal Gazette:
letters@thegazette.canwest.com
Le Devoir
lettres@ledevoir.com
La Presse:
forum@lapresse.ca
National Post:
letters@nationalpost.com
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votez pour une bonne cause-Top 10 des plusse pires raciss
VOTEZ POUR LES PLUS PIRES RACISS DE CHEZ NOUS
Les Apatrides anonymes vous l'annonçaient depuis un moment.
Vous l'attendiez avec impatience!
Le « Top 10 des plus pires raciss » au Québec et au Canada est maintenant
disponible en ligne :
www.apatridesanonymes.info.
Vous pouvez aussi mettre la main sur des copies de notre brochure
du Top 10 aux endroits suivants
asso étudiante du Cégep du Vieux-Montréal, Café aquin (à l'UQAM),
Café Tousky, Qpirg-Concordia et Qpirg-Mcgill, CKUT, CIBL,
Centre des travailleurs et travailleuses immigrants,
librairie anarchiste L'insoumise, bibliothèque anarchiste DI
A, Maison Norman Bethune, et Rhizome.
Lesquels seront couronnés lors d'un Gala des prix Ostie d'raciss
À vous de décider en votant en ligne au
www.apatridesanonymes.info/sondage.php.
Campagne Ostie d'raciss des Apatrides anonymes
Les Apatrides anonymes dénoncent depuis longtemps les lois sécuritaires et les
politiques paranoïaques en immigration qui persécutent les personnes migrantes
et ont souvent pour résultat de séparer des familles et de briser des rêves
de reconstruction d'une vie. C'est pourquoi nous lançons une campagne visant
à dévoiler les voix et les visages du racisme au Québec et au Canada.
Ceux qui alimentent, par leur haine et leur propos, les préjugés et la peur
de l'autre.
Notre objectif consiste à montrer du doigt et à dénoncer les gens et les institutions
qui se doivent de l'être parce que leurs gestes mesquins, leurs écrits ou leurs dires
dégoulinent d'un racisme larvé désormais trop répandu et largement accepté par
une bonne partie de la population.
Le Top 10 Osties d'raciss
Tous les jours, des individus et des institutions racistes opèrent autour de nous
et contribuent à nous diviser, à nous exclure et à repousser sans cesse les limites
de ce qui est acceptable. Le gouvernement vote des lois, déporte, emprisonne et
renvoie des gens vers la torture, les flics appliquent des lois racistes et effectuent
du profilage racial tandis que les éditorialistes, en bonne courroie de transmission
de cette violence institutionnalisée, stigmatisent des gens et des populations entières
et ce, en toute impunité.
Pour info :
apatridesanonymes@resist.ca
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victoire juridique
Communiqué de Jaggi Singh
Victoire juridique pour l'affichage sauvage à Montréal
En avril 2000, j'ai collé une affiche sur un poteau pour
le 1er Salon du livre anarchiste de Montréal.
J'étais arrêté par deux agents du SPVM et j'ai reçu une amende.
Je l'ai contesté, et dix ans après, la Cour d'appel du Québec déclare la
réglementation de la Ville de Montréal concernant
l'affichage sur le mobilier urbain invalide.
In April 2000, I put up a poster for Montreal's inaugural Anarchist Bookfair.
was arrested and ticked by the Montreal police. I challenged the legality of the municipal
by-law against postering.
Ten years later, the Quebec Court of Appeal has ruled the by-law invalid.
* la décision
* Deux articles:
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/292843/mobilier-urbain-a-partager
http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/justice/25475-jaggi-singh-cour-appel
INFO:
Jaggi Singh
514-848-7585.
jaggisingh@gmail.com
www.twitter.com/JaggiMontreal
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support tamils refugees
*** HOW ELSE CAN I SUPPORT? ***
1) Join other cities and communities for actions.
Wherever you may be, whatever you can organize (delegation to a Minister's
office, street theatre, leafleting, community speak-out), will help build this movement.
See
http://noii-van.resist.ca/
for more information. This issue is not just the Tamil communities' or for migrant
justice organizers. The growing racist backlash that is taking root should concern all of us.
Think of creative ways to disrupt this xenophobic climate (do a banner drop, host a
community picnic, take some friends postering, organize a forum or press conference,
distribute anti-racist zines, take action at the prison).
2) Participate in the Call/Email/Fax Campaign to the Government and your MP
State your support for the refugees to stay in Canada and denounce the government
for spreading unsubstantiated racist lies.
Jason Kenney, Minister of Citizenship and Immigration
Phone 613-992-2235 or 403-225-3480.
Fax 403-225-3504 or 613-992-1920.
Email: Minister@cic.gc.ca
and kennej@parl.gc.ca
Vic Toews, Minister of Public Safety
Phone: (204) 326-9889 or (204)345-9762 or (613) 992-3128.
Fax: (204) 346-9874 or (204) 345-9768 or (613) 995-1049
Email: toewsv1@mts.net
and Toews.V@parl.gc.ca
To find out who your MP is and where to write them:
Find your MP
3) Always take a minute to write letters to the editor and comment on news stories
- make a difference in public discourse! Reinforce your support for the migrants and
condemn irresponsible reporting including repeating unsubstantiated lies and giving
white supremacists a platform. All letters must be short (100 words), include name,
mailing address and daytime phone number of the writer; state "Letter to the Editor"
in subject; and content should be in the body of the email.
Globe and Mail:
letters@globeandmail.com
Montreal Gazette:
letters@thegazette.canwest.com
Le Devoir:
lettres@ledevoir.com
La Presse:
forum@lapresse.ca
National Post:
letters@nationalpost.com
.
Centre des Travailleurs et Travailleuses Immigrants
Immigrant Workers Center
4755 ave. Van Horne, Suite 110
Montreal, Qc H3W-1H8
Phone: (514) 342-2111
Fax: (514 )227-2268.
http://iwc-cti.ca
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plainte en déontologie policière contre le commandant
du poste de quartier 15
Bonjour à tous et toutes.
Pour faire un suivi sur la plainte en déontologie policière déposée
par deux membres du Centre Social Autogéré, deux articles ont été postés
sur notre site internet
www.centresocialautogere.org
Article # 1 :
Déontologie policière : échec de la conciliation entre le
Centre social autogéré et le commandant du PDQ 15.
Montréal, le 12 juillet 2010
La séance de conciliation entre le Centre social autogéré de Pointe-Saint-Charles
et le commandant du poste de quartier (PDQ) 15 du SPVM est un échec.
Les deux parties restent sur leur position respective et le SPVM n'hésite pa
à tordre les faits pour se justifier. La plainte déposée en janvier 2010 a été
maintenant soumise au commissaire en déontologie policière qui a depuis
décidé de son sort.
Rappel des faits
Le 29 mai 2009 vers 18h, 500 personnes investissent un immeuble désaffecté sur les
bords du Canal-de-Lachine à l'invitation du Centre social autogéré (CSA) d
Pointe-Saint-Charles. Le CSA, qui organise des événements culturels et politiques
alternatifs, se cherche un local depuis plus de deux ans et entend contester le droit
de propriété des développeurs immobiliers capitalistes. La prise du bâtiment et l'occupation
se passent en douceur, alors qu'une fête improvisée s'organise sur le terrain pendant
que les occupant.e.s commencent à nettoyer le bâtiment en prévision de la grande
fête d'ouverture prévue pour le lendemain soir. Dès le départ des délégué.e.s du CSA
prennent contact avec les forces policières et le service de prévention des incendies
afin d'aplanir les tensions et d'éviter des débordements policiers.
Malgré quelques conversations et la promesse de poursuite du dialogue donnée
par le commandant du PDQ 15, M. Jean-Ernest Célestin, le lendemain après-midi
la police intervient sans avertissement et évince brutalement la centaine
de personnes présente sur les lieux. Plus de cent policiers sont mobilisés pour cette
opération, incluant des agents du poste 15, les groupes d'intervention (anti-émeute)
et le Groupe tactique d'intervention (GTI) lourdement armé.
Suite à ces événements deux militants du CSA logent une plainte en déontologie
policière contre le commandant Célestin. Trois motifs sont invoqués :
manquement à la parole donnée (1);
intimidation par l'usage disproportionné de la force (2);
et intimidation par l'usage d'une arme (3).
Cette plainte n'aurait pas de précédent en déontologie policière selon la
conciliatrice, notamment parce qu'elle ne met pas en cause l'acte individuel
d'un policier, mais plutôt les agissements du SPVM lui-même par le biais
d'un de ses représentants haut-gradé.
(1) "Article 5 : Le policier doit se comporter de manière à préserver la confiance
et la considération que requiert sa fonction."
(2) "Article 6 : Le policier doit éviter toute forme d'abus d'autorité dans ses rapports
avec le public. Notamment, le policier ne doit pas :
1. avoir recours à une force plus grande que celle nécessaire pour accomplir
ce qui lui est enjoint ou permis de faire;
2. faire des menaces, de l'intimidation ou du harcèlement; […]"
(3) "Article 11 : Le policier doit utiliser une arme et toute autre pièce d'équipement
avec prudence et discernement. Notamment, le policier ne doit pas :
1. exhiber, manipuler ou pointer une arme sans justification; […]"
La conciliation échoue; les militants du CSA maintiennent leur plainte
La séance de conciliation entre les deux parties (première étape obligatoire
du processus) a eu lieu le 7 juin dernier. Le commandant Célestin et l'avocat
de la ville qui lui fut attribué ont alors refusé de reconnaître le moindre tort.
Les plaignants souhaitaient que le commandant reconnaisse publiquement
que l'intervention policière qu'il a dirigée fut disproportionnée quant aux besoins
de la situation. Le commandant a nié tout au long des échanges qu'il avait
eu l'intention de tromper les délégué.e.s du CSA ou que la force utilisée étai
inappropriée. Le CSA n'a pas accepté ses explications et a maintenu sa plainte.
Après une heure et demi, la conciliatrice a donc conclu au cul-de-sac.
Le CSA aurait "mal interprété" les actions du commandant
Les plaignants ont exposé leurs griefs dès le début de la rencontre. Le premier reproche
est celui d'un manquement à la parole donnée, une question de rapport éthique entre
un représentant d'une institution publique et des citoyen.ne.s.
Le commandant Célestin a admit qu'un lien de communication a été établi entre lui
et les délégué.e.s des occupant.e.s dès le début. Le CSA lui reproche de ne pas avoir
tenu sa parole car il a utilisé ce lien de communication fondé sur la confiance pour
leur donner un rendez-vous de négociation, lequel rendez-vous pris la forme d'un
assaut surprise en bonne et due forme.
L'explication du commandant a complètement sidéré les plaignants : selon lui, il venait
avec l'intention de discuter, mais "un mouvement soudain" parmi les gens présents
dans la cour du bâtiment l'aurait forcé à mettre en branle l'opération policière plus tôt
que prévu.
C'est complètement faux. Le plaignant représentant le CSA est celui qui attendait
le commandant Célestin devant le bâtiment pour le rendez-vous. Les policiers
qui se présentèrent à la clôture n'étaient pas des officiers responsables de l'opération :
c'étaient des techniciens armés d'une meule électrique, protégés par des policiers
à vélo, qui coupèrent immédiatement le cadenas avant de courir à la porte du bâtiment
pour la forcer. Un signal d'avertissement fut lancé et c'est pourquoi il y eut
"un mouvement soudain" des personnes présentes, les uns pour rentrer dans le bâtiment,
les autres pour se réfugier au fond de la cour avec les enfants présents sur les lieux.
L'avocat de la ville, probablement à court d'arguments éthiques, rappela que, de toutes
façons, la police n'est pas légalement tenue d'avertir avant de charger. Le commandant
s'est appuyé sur cet argument pour maintenir sa thèse comme quoi la communication
avec le mandataire du CSA n'avait jamais été rompue. Il prétend que celle-ci se poursuivait
au moment où il a ordonné aux gens barricadés dans le bâtiment, par mégaphone dix
minutes après la charge, d'en sortir. Il y aurait simplement eu une "mauvaise interprétation"
de la part du CSA.
Les plaignants comprirent un peu plus tard pourquoi le commandant Célestin pouvait
dissocier, dans sa tête et dans les faits, son action de celles des policiers qui se sont
attaqués à la clôture et au bâtiment. En effet, ils apprirent que la plupart des forces
policières déployées n'étaient pas sous sa responsabilité directe. Cela lui permis de
se dégager, en théorie, des deux autres griefs, à savoir l'intimidation par l'usage
disproportionné de la force et l'intimidation par l'usage inapproprié d'une arme sur la foule
Le commandant Célestin demeure un bon gars, car il n'était pas responsable des
groupes d'intervention et du groupe tactique d'intervention qui, eux, ont usé de la force
et d'intimidation contre les gens sur place. Il peut donc prétendre que la communication
n'a jamais été rompue, qu'il n'a jamais manqué à sa parole donnée et que, quant à lui,
le lien de confiance avec le CSA est maintenu.
La tromperie comme mode de fonctionnement
Les plaignants ont refusé d'adhérer à cette explication bureaucratique et croient
que le SPVM fait preuve de mauvaise foi.
D'abord, parce que le commandant Célestin fut le seul interlocuteur du CSA et qu'il
n'a jamais laissé entendre qu'il n'était pas le maître des opérations, au contraire.
Ensuite, parce qu'il est impensable qu'il n'ait pas participé aux discussions sur la
stratégie à adopter (en fait nous savons qu'il a participé à une réunion au sommet
quelques heures avant l'opération.) Il ne pouvait pas ignorer la stratégie retenue,
celle du piège tendu par le biais d'une confusion volontairement entretenue quant
à la poursuite des discussions, d'autant plus qu'il était lui-même l'appât. Enfin, on ne
peut non plus croire qu'il n'ait pas été au courant des techniques du groupe
d'intervention anti-émeute et du GTI.
Dans ces conditions, peut-on parler d'un dialogue de bonne foi? D'autant plus que
malgré plusieurs demandes d'accès à l'information, le SPVM continue d'affirmer
qu'il n'existe pas de rapport rédigé par les responsables des groupes d'intervention
spécialisés. Nous n'avons pu avoir accès qu'aux seuls documents du PDQ15 et
on nous refuse l'accès au carnet du CCTI (le poste de commandement).
Ainsi, selon le SPVM, seul le PDQ 15 est concerné, alors que son commandant
affirme le contraire.
L'impasse est donc totale, mais les plaignants estiment que le SPVM est de mauvaise
foi et maintiennent leur plainte. Celle-ci sera donc soumise au commissaire à la
déontologie policière, qui doit juger si une enquête est nécessaire ou si le dossier
doit être classé. Très peu de plaintes font annuellement l'objet d'une enquête.
Le commissaire va probablement classer celle-ci aussi...
Le Comité de déontologie policière a donc fait son travail : il a réaffirmé que tromper
sciemment et prendre au piège des citoyens et des citoyennes engagé.e.s dans une
lutte pour la justice dans leur quartier fait partie des règles de l'art policier.
L'avocat de la ville de Montréal qui assistait le commandant Célestin l'a dit
autrement : légalement parlant, la police n'a pas l'obligation de maintenir un
dialogue ou de tenir ses engagements face à la population. Ce qui ne fait que
confirmer, si besoin était, qu'il n'y a rien dans l'institution policière répressive qui
nous permette d'avoir confiance en ses représentants.
Pour une analyse plus approfondie des enjeux politiques soulevés par la plainte
Comité information du Centre social autogéré de Pointe-Saint-Charles
Pour plus d'information contacter
media@centresocialautogere.org
ou 514-623-5163.
.
Article # 2 :
La plainte en déontologie du CSA soulève des enjeux politiques généralement occultés
Dans un régime libéral, le mandat répressif de la police est un élément fondamental de
son rôle de faire respecter les lois et de protéger le droit à la propriété privée, même si
cela doit se faire au détriment de la majorité ou de la justice sociale. C'est souvent le
rapport de force politique dans la société qui détermine, sur le terrain, jusqu'où et
comment le mandat de répression est appliqué.
Les dirigeants policiers (incluant ceux du SPVM) savent très bien que leur rôle
s'inscrit dans l'arène politique et leur lobbying constant auprès des politiciens
vise généralement à faire augmenter leur pouvoir d'intervention et leur impunité
légale.
La police invoque toujours l'argument du combat contre le crime, mais à l'évidence
de nombreux dérapages se produisent sur le terrain social et politique comme
l'a récemment montré le cas du sommet du G8/G20 à Toronto.
Lorsqu'il s'agit de donner des balises à l'application des différentes chartes sur les
droits, le SPVM et les autres corps répressifs jouissent d'une
"autonomie relative" d'interprétation, et ce même lorsque la jurisprudence
ou le droit encadrent l'exercice des droits.
C'est ainsi que la tactique des arrestations de masse employée par le SPVM
à partir de la fin des années 1990 a été introduite. Le SPVM a pu l'appliquer
impunément pendant plusieurs années avant que la Commission des Droits de
l'homme des Nations-Unies la condamne en novembre 2005. Durant toute cette
période, les responsables politiques n'avaient jamais osé questionner ou intervenir,
laissant la police faire son travail de "professionnel." Pendant ce temps, les
protestations des citoyen.ne.s et des groupes sociaux étaient ignorées par
les pouvoirs politique et juridique.
C'est finalement un rapport de force politique et moral construit par l'accumulation de plaintes
et de récriminations citoyennes qui a conduit un comité de l'ONU à s'inquiéter des pratiques
du SPVM qui avaient des effets d'intimidation et de restriction du droit de manifester.
Le SPVM semble avoir abandonné cette pratique, bien qu'officiellement aucun
indication politique n'ait été donnée à ce sujet.
Pour mieux contrôler la liberté d'expression et le droit de manifester, la police se rabat
sur l'argument de la non-collaboration de certains groupes qui refusent de divulguer
leur parcours ou leur programme (comme c'est tout à fait leur droit) et/ou refusent de
collaborer pour des motifs reliés à leur expérience de la répression politique.
La police cherche alors d'autres moyens pour "forcer" cette collaboration
(intimidation, cooptation, infiltration, profilage racial, social ou politique) et exercer,
dans les faits, un contrôle assidu qui tend à marginaliser davantage certains secteurs
de la population. Depuis les événements du Sommet du G8/G20 à Toronto, il est
devenu évident que l'agenda actuel vise aussi à criminaliser le plus possible la
contestation politique et sociale.
Garder la porte fermée
Dans un tel contexte il aurait été étonnant que le commandant Célestin reconnaisse
publiquement avoir manqué à sa parole ou avoir agi sans motif lors de la séance de
conciliation en déontologie policière avec le CSA. (Cliquez ici pour lire le résumé
de la rencontre de conciliation) Politiquement, la structure à laquelle appartient le
commandant Célestin, le SPVM, ne voulait pas ouvrir une porte qui aurait pu
affaiblir ultérieurement "l'autorité du commandant" dans la communauté locale
et qui aurait pu rejaillir sur le SPVM lui-même. Cela veut dire que l'enjeu politique
posé par l'occupation (illégale martèle constamment le commandant Célestin,
mais légitime répète le CSA) d'un bâtiment abandonné était significatif.
Une plainte en déontologie policière était donc une façon d'aller rechercher plus
d'information, mais surtout de tester jusqu'où le commandant Célestin et le SPVM
pouvaient s'avancer sur le terrain d'un conflit politique entre le CSA et
"les autorités" capitalistes. Elle a aussi permis de mettre en évidence des
éléments du rapport de force qui s'installe entre la police et un acteur social
et politique, le CSA.
Pourquoi les policiers furent-ils si pressés d'évincer les occupant.e.s même si,
selon leurs propres rapports internes, tout était pacifique, il n'y avait pas de danger
immédiat et qu'aucun méfait n'avait été visiblement commis? Pourquoi avoir fait des
pressions sur le propriétaire pour lui faire signer un ordre d'expulsion alors qu'il n'en
manifestait pas l'intérêt? (C'est en effet ce que le CSA a appris de la bouche d'un
de ses représentants.)
Le SPVM invoque la sécurité des occupant.e.s. N'y-a-t-il pas des raisons non dites
et probablement non avouables, comme par exemple celle d'étaler la puissance des
forces de l'ordre afin d'intimider non seulement les manifestantEs et les citoyenNEs
sur les lieux, mais aussi pour les discréditer auprès de la population locale et
de "l'opinion publique"?
Car ce qui chicote le plus la police c'est la symbolique d'une perturbation de l'ordre social
que constitue l'occupation d'un bâtiment, même si elle se déroule dans un climat absolu
de paisibilité et de non-violence. L'institution répressive a tout intérêt à avoir rapidemen
le dernier mot dans une telle affaire.
Le fait qu'une occupation qualifiée systématiquement "d'illégale" par la police puisse devenir
un objet de négociation réelle (donc un rapport de force) entre une entité citoyenne (le CSA)
et le pouvoir policier pouvait s'avérer très négatif pour le prestige du SPVM. Par ailleurs,
il y a sans aucun doute des consignes venant du bureau du maire de la ville à l'effet de
mettre fin aussi vite que possible à toute occupation illégale d'un bâtiment.
Les rares expériences antérieures montrent que des occupations autour d'enjeux
sociaux provoquent la politisation rapide de telles actions, ce que les politicienNEs
redoutent. On n'a qu'à se rappeler quelle patate chaude étaient devenus les squats
Overdale et Préfontaine pour le maire Bourque en 2001. Le SPVM ne veut donc pas
être accusé d'avoir favorisé la montée d'un rapport de force politique qui aurait des
effets négatifs sur l'image des politicienNEs.
Le CSA est devenu un élément perturbateur
Durant 3 ans, les activités du Centre social autogéré (bouffes collectives, cinéma
politique, ateliers de discussions, manifestations dans les parcs ou dans les rues,
affichage, squats temporaires, flotte de vélos en libre service, etc.) n'ont pas suscité
l'attention du commandant Célestin et de sa troupe. Mais depuis l'occupation d'un
bâtiment les 29 et 30 mai 2009, et depuis que le CSA est devenu un acteur politique
reconnu dans le quartier, la police est devenue soudainement très présente dans
son entourage.
CertainEs de ses militantEs ainsi que les assemblées publiques et les activités
du CSA sont étroitement et visiblement surveillées. Une marche organisée par le
CSA ainsi qu'une activité pique-nique de la Table de concertation communautaire du
quartier autour de l'enjeu du redéveloppement des anciens ateliers du CN ont toutes
deux mobilisées en avril et en mai 2010 des dizaines de policiers anti-émeute.
Le Commandant Célestin a affirmé, au conseil d'arrondissement de mai 2010,
vouloir ainsi "assurer la protection des participants.
Pourquoi alors avoir attendu plus de 3 ans pour chercher à encadrer les activités
du CSA? Sommes-nous plus en danger maintenant qu'il y a trois ans?
Pourquoi exercer une surveillance policière durant toute la durée d'une assemblée
publique, en plus de déployer l'anti-émeute dans un quartier résidentiel?
Pourquoi exercer la surveillance d'un pique nique de la Table des groupes
communautaires?
Peut-être parce que quelques militantEs du CSA s'y trouvaient?
Ne manque-t-il pas dans les affirmations publiques du commandant Célestin une
information toute simple qu'il devrait donner? Pourquoi cacher qu'il essaie
d'empêcher une future occupation de bâtiment? Car l'avouer mettrait le commandant
Célestin et le SPVM dans l'embarras. Car si les forces de police exercent une
présence massive dans le quartier dès qu'il est question du CSA ou des
"Terrains du CN", c'est qu'elles considèrent une éventuelle action politique
d'occupation comme un méfait et un trouble à l'ordre public. C'est donc dire
qu'elles subordonnent la liberté d'expression et de manifestation au droit de propriété
privé et en particulier celui des plus riches de la société.
Affirmer vouloir prévenir une hypothétique occupation de bâtiment devient le
prétexte parfait pour faire de la surveillance, de l'intimidation, exercer du
profilage social et politique, bref, tenter de criminaliser la contestation
politique a priori.
Voilà comment le CSA constitue un élément perturbateur pour la police.
Comité Information du Centre social autogéré de Pointe-Saint-Charles
Pour plus d'information contacter
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ou au 514-623-5163.
Centre Social Autogéré
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lien avec les formulaires officiels de Plainte
Arrestations et mauvais traitements au G20 :
Bonsoir à toutes et à tous,
j'aimerais communiquer à tous les manifestants le fait qu'ils peuvent déposer
une plainte en vertu de la Loi sur la GRC.
www.cpc-cpp.gc.ca/srv/mac/G8G20CP-fra.aspx
Le formulaire est particulièrement lourd, vous en conviendrez.
Si vous avez des questions, je vous invite à consulter la Loi sur la GRC
à l'article 45.35
http://www.facebook.com/l/5bd1acr3phH3x4zAX20w60S0q6g;lois.justice.gc.ca/fr/R-10/TexteComplet.html
Bonne soirée et merci de votre implication.
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